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TUNISIE: L'envoyé spécial de "Libération" agressé à Tunis

15 novembre 2005 - Volontari per lo Sviluppo
Fonte: Ifex/Rsf - 14 novembre 2005

RSF/IFEX) - Reporters sans frontières est indignée par l'agression
dont a
été victime le journaliste de "Libération", Christophe Boltanski, à
Tunis.

"Au vu des circonstances de l'agression, sous le regard passif de
policiers
tunisiens, nous pensons qu'il faut chercher les agresseurs du côté des
services de sécurité tunisiens. Il s'agit d'une intimidation très
claire
adressée par le pouvoir tunisien aux journalistes étrangers qui osent
encore
s'intéresser à la situation déplorable des droits de l'homme en
Tunisie. Le
climat répressif qui règne à Tunis ne garantit en rien le bon
déroulement du
Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI). Les Nations
unies, si
elles ne veulent pas se fourvoyer, devraient tout simplement organiser
le
SMSI ailleurs qu'en Tunisie", a affirmé Reporters sans frontières.

Le 11 novembre 2005 dans la soirée, Christophe Boltanski, envoyé
spécial du
quotidien français "Libération", a été agressé et poignardé à proximité
de
son hôtel dans le quartier des ambassades de Tunis. Selon "Libération",
quatre hommes ont aspergé de gaz lacrymogène le journaliste, et l'ont
roué
de coups. Avant que l'un des agresseurs ne lance "C'est assez", l'un de
ses
comparses avait poignardé le journaliste dans le dos. Les agresseurs
lui ont
volé ses affaires, notamment ses carnets de notes, son téléphone et sa
clef
USB.

Christophe Boltanski a bien tenté d'obtenir de l'aide de policiers
tunisiens
en faction devant l'ambassade de Tchéquie, mais ces derniers n'ont pas
réagi. Les agresseurs ont par ailleurs mystérieusement disparu dans un
quartier tout particulièrement quadrillé par la police. De même, un
policier
tunisien, venu quelques heures plus tard voir le journaliste à son
hôtel, a
refusé d'enregistrer sa plainte. Le reporter français a été soigné pour
de
multiples contusions et une plaie dans le dos. Christophe Boltanski,
très
choqué par cette violente agression, devait rentrer le 12 novembre dans
la
soirée à Paris.

Le jour même de l'agression, Christophe Boltanski signait dans les
colonnes
de "Libération" un article intitulé "Manifestants tabassés par la
police à
Tunis" dans lequel il relatait le passage à tabac par des policiers
tunisiens de militants des droits de l'homme qui tentaient d'organiser
une
manifestation de solidarité avec sept personnalités de l'opposition qui
observent une grève de la faim depuis le 18 octobre dernier.

A cinq jours de l'ouverture du SMSI, les autorités tunisiennes et les
Nations unies semblent incapables de garantir aux journalistes et aux
militants des droits de l'homme la sécurité et la liberté de parole à
la
veille de cette réunion cruciale pour l'avenir du développement
d'Internet
dans le monde. Ainsi, Robert Ménard, secrétaire général de Reporters
sans
frontières, s'est vu notifier, dans un courrier adressé le 10 novembre
2005
par la direction exécutive du Sommet mondial sur la société de
l'information
(SMSI), que les autorités tunisiennes s'opposaient à son entrée dans le
pays
à l'occasion de ce sommet.

Pour tout renseignement complémentaire veuillez contacter Lynn Tehini,
RSF,
5, rue Geoffroy Marie, Paris 75009, France, tél: +33 1 44 83 84 84,
téléc:
+33 1 45 23 11 51, courrier électronique: moyen-orient@rsf.org ,
Internet:
http://www.rsf.org

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